Bras de fer au Mlc : Bemba chasse François Mwamba
Kinshasa, 18/04/2011 / Politique
Selon certaines indiscrétions, outre la résistance interne, la camp François Mwamba se propose de saisir les instances judiciaires en vue d’être départagés et de savoir si l’acte posé par prisonnier Bemba peut sortir des effets.
« C’est un big bang. De sa cellule de La Haye, Jean-Pierre Bemba Gombo, le président du MLC, a pris la terrible décision de se séparer de son secrétaire général François Muamba Tshishimbi. La nouvelle a été transmise au secrétaire général adjoint chargé de la Politique et des Stratégies, Thomas Luhaka Losendjola, celui-là même qui avait remplacé l’ancien secrétaire général et ex-speaker MLC sous la transition 1+4, Olivier Kamitatu, chassé du parti comme un pestiféré.
Luhaka a été instruit de convoquer ce lundi 18 avril 2011, une réunion du Collège des fondateurs du parti au cours de laquelle, il se chargera de communiquer aux membres l’importante communication du président national. Dans la soirée, Luhaka a fait circuler ses cartons d’invitation sans en faire parvenir un à Muamba. « Nous vous prions de prendre part à la réunion du Collège des fondateurs, qui aura lieu ce lundi, le 18/04/2011 à 10 heures précises au siège national du parti. Compte tenu de l’importance de l’ordre du jour la situation du parti-, votre présence est vivement souhaitée », peut-¬on lire sur le carton qui porte bien la signature du député Thomas Luhaka. Mais les Romains vont s’empoigner.
Et la bataille risque d’être âpre tant Muamba s’y semble paré et certains membres du Collège des fondateurs boudent la décision de Bemba. Si le SG donnait déjà l’impression de savoir ce qui l’attendait et avait déjà levé l’option de livrer une bataille interne -lire remake en page 9-, les fondateurs proches de lui disent ne pas se sentir concernés par cette mesure qu’ils rangent dans la catégorie délire. « Bemba est en train de disjoncter. Comment, alors qu’il lui est interdit d’exercer les activités politiques, il se permet de révoquer le secrétaire général et de designer quelqu’un qui n’a pas qualité pur convoquer le Collège des fondateurs », interrogent-ils. Un proche de Mwamba a confié que le SG ne peut même pas se rendre à une telle rencontre parce qu’il ne peut pas être convoqué par un subalterne.
Tard dans la soirée, un membre du Collège des fondateurs faisant partie des signataires du mémo à la base du séisme a laissé entendre que la mesure de Bemba va leur faciliter la tâche. Le fondateur suggère même que Mwamba convoque une réunion de son camp peu après celle de l’avenue du Port. Vendredi 15 mars, le secrétaire général adjoint en charge de l’idéologie et du Programme, Jean-Lucien Busa, avait déjà fait des déclarations qui faisaient comprendre que le chairman n’allait pas tarder à rugir. Maintenant que c’est chose faite, que reste-t-il encore à ce parti que de se résigner à ne devenir que l’ombre de lui-même. Selon certaines indiscrétions, outre la résistance interne, le camp Muamba se propose de saisir les instances judiciaires en vue d’être départagés et de savoir si l’acte posé par le prisonnier Bemba peut sortir des effets.
Tout au long de l’instruction de l’affaire qui l’oppose au procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo et depuis le début du procès, Bemba a toujours nié avoir commandé les troupes de l’ex-ALC dépêchées à Bangui, arguant qu’il était en Afrique du Sud, que ces dernières opéraient sous les ordres de feu le président Ange-Félix Patassé. Avec la révocation de Mwamba, il a fini par démontrer que même loin de ses hommes, et même interdit d’activités politiques, il a les moyens de manoeuvrer et de manipuler ses hommes. En comptabilisant ainsi le nombre de tous ceux qui pourraient rejoindre la fronde et prendre faits et cause pour François Mwamba, que représentera encore le MLC tant à Kinshasa que dans la partie ouest de la RD¬.Congo?
On sait, en effet, que le parti du chairman tirait le gros de ses troupes -élus des provinces de l’Equateur, de la ville de Kinshasa, du Bas-Congo et un peu du Kasaï, en l’absence d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, revenu entre temps au mieux de sa forme politique. A présent que les troupes vont se disperser, avec la liberté prise par José Makila à l’Equateur, et l’éviction du groupe de François Muamba, comment le MLC pense-t¬-il aller aux élections face à des partis et à des cartels aussi puissants que la MP ou la machine UDPS? En attendant la bataille politique et judiciaire qui s’annonce longue, le parti de Bemba aura du mal à revenir à son niveau de 2006 où il faisait la pluie et le beau temps.
Achille Kadima Mulamba/AfricaNews
Le Mlc fragilisé à cause des ambitions des uns et des autres
Kinshasa, 18/04/2011 / Politique
En dépit de sa bonne volonté, la Ceni n’ira jamais organiser la révision du fichier électoral à la Haye. C’est pour ces raisons principales et pour d’autres dont l’incapacité de battre physiquement campagne, que plusieurs voix se sont élevées au Mlc pour combattre la dérive voulant imposer envers et contre tout la candidature de Bemba.
Le moment longtemps redouté au MLC vient de faire jour. Le parti cher à Jean-Pierre Bemba est menacé de schisme sur fond de positionnement géopolitique. L’Ouest a ouvertement déclaré la guerre au Centre. Représenté par l’actuel secrétaire général du parti, le centre du pays subit une raclée sans précédent. On accuse François Mwamba de tous les péchés d’Israël. Certains extrémistes sont même allés jusqu’à le traiter de taupe au service du pouvoir.
Le casus belli ? La position de l’ancien ministre du Budget sous le système 1+4 autour de la candidature souhaitée, annoncée ou voulue, de J.P Bemba à la présidentielle prochaine interpelle. Sur cette question justement, François Mwamba a publiquement livré le fond de sa pensée : il trouve inopportun que le congrès du parti, entérine la candidature du président national. Au lieu de provoquer un débat démocratique au sein du parti, cette prise de position du numéro 2 du MLC a plutôt réveillé tous les démons de la division. Mwamba aura ainsi commis un crime de lèse-majesté. Des groupes de pression s’activent depuis à trouver comment obtenir son éviction du parti. Et le plus étonnant dans cette affaire, c’est que même de personnages aussi réservés comme Adam Bombole n’ont pas hésité à dégainer.
D’habiles manoeuvriers ont décidé d’opposer le secrétaire général du MLC à son président. Pourtant, en toute logique, la candidature de Bemba à la présidentielle attendue pose sérieusement problème. Elle pose en premier un problème avec la loi électorale en vigueur. Celle-ci stipule, en effet, que le dépôt des candidatures et l’enregistrement des candidats doivent se faire individuellement et non par procuration. En outre aucun candidat n’ayant subi la révision du fichier électoral en cours ne peut prétendre à la grande compétition attendue pour cette fin d’année. Or, que l’on sache, en dépit de toute la bonne volonté qui la caractérise, la Ceni n’ira jamais organiser la révision du fichier électoral pour Bemba à La Haye. C’est pour ces raisons principales, ainsi que pour d’autres dont l’incapacité de battre physiquement et personnellement campagne, que plusieurs voix se sont élevées au MLC pour combattre la dérive voulant imposer envers et contre tout la candidature de Bemba.
Silence suspect
En tout cas, la crise qui secoue le MLC en ce moment est le moins que l’on attendait du parti phare de l’opposition constitutionnelle. Le parti cher à Bemba est en train de vivre une phase cruciale d’auto-liquidation. Et le plus navrant, c’est que cette crise se déroule sur fond d’indexation ethnique. Tous les contempteurs de François Mwamba se trouvent curieusement être du même ensemble géopolitique. Cela donne la désagréable impression d’une tentative de confiscation du parti par un bloc géopolitique. En même temps, la situation enlève au MLC son caractère national. Mais, ce qui complique de plus la tâche dans cette affaire, c’est l’attitude équivoque de Bemba lui-même.
On dirait que de La Haye où il se trouve, il tire les ficelles dans l’ombre. Cela dans la mesure où plusieurs personnalités se réclamant de lui ont affirmé sur la place publique qu’il tient personnellement à se présenter à la présidentielle de cette année. Ni directement, alors qu’il en a la possibilité, ni indirectement. Bemba n’a jamais démenti les revendications formulées en son nom. Tant que l’on en reste à cet état de pourrissement, il ne fait aucun doute que c’est le président national du MLC qui s’est engagé à régler des comptes aux siens, mais par personne interposée. Dans ce cas, François Mwamba n’a pas à beaucoup espérer quant à l’issue du bras de fer qui l’oppose à ses pairs.
Le Palmarès
MLC: Jean Lucien Busa exige la démission de François Mwamba
publié il y a 3 heures, 23 minutes, sous Actualité, Kinshasa, La Une, Politique.
– François Mwamba, député national et secrétaire général du MLC. Photo Réveil-FM
Le secrétaire général adjoint chargé de l’idéologie et de programmes du Mouvement de libération du Congo (MLC), le député Jean Lucien Bussa, exige la démission de François Mwamba du poste de secrétaire général de ce parti. Il l’accuse d’avoir épousé la cause d’un groupe de députés. L’un de ces députés, Albert Mpeti, réfute ces accusations.
Jean Lucien Bussa s’est exprimé au cours d’un point de presse, vendredi 15 avril au siège du MLC à Kinshasa. Il a accusé François Mwamba d’avoir pris fait et cause en faveur d’une vingtaine des députés /MLC, signataires d’un mémorandum adressé aux instances supérieures du parti:
«Ce qui vient de se passer, avec les positions prises par le secrétaire général, lesquelles positions ne rencontrent pas mon approbation et auxquelles je m’oppose farouchement, est l’exemple type d’un leadership qui est en train d’organiser une fuite en avant pour justifier ses ambitions personnelles.»
Il a affirmé son opposition à toute démarche visant à «réduire les ambitions d’un grand parti comme le MLC à la dimension de l’ambition d’un seul individu, fût-il le secrétaire général.»
Jean Lucien Busa a, par la suite, martelé:
«Etant donné que le secrétaire général a cessé d’être l’arbitre, l’harmonisateur des vues, il doit démissionner et laisser la place probablement à un intérimaire qui peut nous permettre d’aller plus loin.»
Position des signataires
De son côté le député Albert Mpeti, secrétaire national en charge des relations avec les partis politiques et les associations au sein du MLC, l’un des signataires du mémo estime que ceux qui demandent la démission du secrétaire général n’ont aucune raison fondée:
«L’autorité que nous avons ici en République démocratique du Congo, c’est le secrétaire général. Et, à ma connaissance, il n’a pas pris fait et cause pour notre mémo. Il est au-dessus de la mêlée. Il ne peut pas objectivement s’appuyer sur une tendance au sein de notre parti.»
Selon lui, François Mwamba a été non seulement fidèle, mais aussi loyal pendant toute la législature:
«Je pense que c’est de l’ingratitude. Je ne peux pas comprendre cette démarche là. Et au demeurant ceux qui demandent sa démission, en coulisses, ils nous disent ‘vous avez eu raison d’adresser ce mémo à la hiérarchie’.»
Dans leur mémorandum, ces parlementaires réclament notamment la tenue d’un congrès du MLC, instance devant clarifier les options du parti de Jean-Pierre Bemba par rapport au processus électoral en cours. Il devrait s’agir, entre autres, de désigner les candidats du parti aux différents niveaux de ces élections.
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Le MLC brûle : JP Bemba règle ses comptes avec les «motionnaires»
Lundi, 11 Avril 2011 23:46
Profitant de l’installation du parlement de la jeunesse du Mouvement de Libération du Congo(MLC), le samedi 9 avril, à l’Inter fédération de Kinshasa, sur avenue de l’Enseignement à Kasa-Vubu, quelques cadres de ce parti s’en sont pris ouvertement à leur Secrétaire général, François Muamba Tshishimbi, qu’ils ont accusé de vouloir carrément remplacer leur leader, Jean-Pierre Bemba, toujours en incarcération à la CPI à la Haye. Au premier plan, on a reconnu la présence des secrétaires fédéraux dont Pitshou Bolenge, Fidèle Babala, Yvon Dangbele, Eketebi, Adam Bombole etc.
Parmi les plus virulents, Jean-Lucien Bussa, Secrétaire général adjoint et député national, a harangué la foule afin de désavouer le Secrétaire général du parti. Principal acteur de la léthargie observée au sein du MLC depuis que le président national est à La Haye, selon Bussa, François Muamba est responsable de la mauvaise gestion du parti. Pour preuve, il a entre autres, relevé la gestion lamentable de la crise à l’Assemblée provinciale de Kinshasa où le Sg s’est révélé incapable de trouver une solution alors que le MLC a la majorité numérique. Aussi, a-t-il lancé à la foule, que le Secrétaire Général a failli à la mission lui confiée par le président national de multiplier des visites à l’Est afin d’établir une connexion avec ses habitants. Le clou des accusations est surtout le mémorandum initié par les proches de Muamba pour convoquer un congrès afin d’écarter leur leader. « Soit vous êtes avec Bemba et la base vous soutient, soit vous faites du MLC le wagon et cela est considéré comme une trahison ! » a-t-il souligné.
Pour toutes ces raisons et tant d’autres, Jean-Lucien Bussa a solennellement invité la foule à désavouer François Muamba. Des chants et cris hostiles à l’intéressé se sont enchainés au milieu de ce rassemblement.
Plus conciliant, Adam Bombole Intole, président de l’Inter fédération du MLC/Kinshasa, a accepté les reproches faits par les 23 signataires du mémorandum, mais leur a demandé de revenir à la table de discussion pour résoudre les différends. Toutefois, a-t-il souligné, le candidat du MLC à la à l’élection présidentielle prochaine est Jean-Pierre Bemba, jusqu’à preuve du contraire. S’appuyant sur l’exemple de Nelson Mandela, Adam Bombole a souligné que l’illustre africain est resté leader du parti pendant la vingtaine d’années son emprisonnement.
En attendant, il espère que les responsables du parti vont convoquer une réunion afin d’examiner le nouveau calendrier électoral arrangé par la CENI.
Tshieke Bukasa
Kinshasa: José Makila crée l’ATD
avril 14, 2011, sous Actualité, Kinshasa.
– Au centre, en avant plan, Jose Makila lors de la sortie officielle de son parti, l’Alliance des Travaillistes pour le Développement (ATD), ce 13/04/2011 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
L’ancien gouverneur de l’Equateur, José Makila Sumanda, a annoncé, mercredi 13 avril dans un point de presse, la création de son nouveau parti politique, l’Alliance des Travaillistes congolais (ATD).
Selon ses initiateurs, l’ATD se veut un parti qui vise l’union des Congolais dans la prise de conscience pour l’amour du travail afin d’éradiquer la pauvreté et parvenir au développement du pays.
José Makila a indiqué que son parti entend garder son indépendance d’action et d’idée.
Mais il précise :
« Ceci ne signifie pas que nous serons cloitrés comme dans une coquille. Nous sommes un parti ouvert et susceptible de tisser des alliances conformément à nos idéaux mais encore mieux là où les intérêts du peuple par le travail productif seront garantis. »
Il a déclaré que l’ATD compte amener le peuple congolais sur le chemin de développement par le travail
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La « dépouille » du MLC livrée à Tshisekedi et Kamerhe
(7sur7.cd 15/04/2011)
Au MLC de Jean Pierre Bemba, l'air est devenu irrespirable. Alors que toutes les autres formations politiques s'attèlent à bâtir des stratégies pour la prochaine campagne électorale, au MLC, deuxième parti politique sur l'échiquier national, l'heure est à une « ivoirisation » du parti.
En public, les caciques de ce parti parlent d'une petite crise interne, mais dans les salons de la ville haute, résonnent déjà des cliquetis d'armes, prélude à unes véritable guerre des tranchées entre les deux factions antagonistes qui ne demandent désormais qu'à en découdre.
La crise qui couvait déjà depuis bien longtemps a éclaté il y a quelques jours. Tout semble être parti du dimanche 10 avril denier, quand François Mwamba, secrétaire général du parti, assumant l'intérim du président national, Jean Pierre Bemba, reçoit un groupe d'élus et hauts cadres du MLC, signataires d'un mémo à lui destiné. Ce texte enjoint au secrétaire général de prendre ses responsabilités, de tirer les conséquences de l'empêchement du président national et de convoquer le colloque des co-fondateurs pour enfin parvenir à la convocation du Congrès du parti, seul organe habilité à endosser les candidatures aux différents scrutins à venir.
Il se raconte dans la ville que François serait en réalité le commanditaire de ce fameux mémo, qui devait lui servir de prétexte pour agir et faire bouger les choses. Il se dit que le secrétaire général du parti aurait eu vent, quelques semaines avant, de l'intention de son président Jean Pierre Bemba, de se présenter comme le seul candidat du MLC à l'élection présidentielle, bien qu'embastillé dans une cellule de la CPI. François aurait ainsi tenté un passage en force pour se faire désigner comme candidat à l'élection présidentielle par un Congrès acquis à sa cause, et qui aurait art préalable constaté l'incapacité de Jean Pierre Bemba à postuler.
Entre Tshisekedi et Kamerhe
D'autres analystes estiment que ce qui se passe au MLC est l'implosion d'un parti qui, en l'absence de son chef charismatique, a perdu ses repères, et voit se déchainer toutes les forces centrifuges. En soulevant une partie de cadres du MLC acquis à sa cause, François Mwamba, qui semble ne plus croire à la pérennité de son propre parti, toujours dirigé à partir de la Haye, cherchait un bon motif pour prendre définitivement ses distances d'un parti où tout le monde convient, il n'a jamais su véritablement s'imposer comme le dauphin tout désigné de Bemba.
Pendant toutes ces années de conduite du parti, en l'absence de Bemba, François n'aura jamais été qu'un secrétaire général, et pas un président ad intérim, Il n'a jamais su imposer un leadership propre. Il a toujours travaillé sous l'ombre d'un Bemba absent. C'est ce dernier qui a toujours été le preneur de décision. Bemba est toujours là. Effectivement, quelques heures après, une autre faction du parti, conduite par l'Honorable Adam Bombole, obéissant sans doute à Un mot d'ordre venu de la Haye, dénonçait l'initiative des pétitionnaires d'obédience Mwamba. Cette faction là clamait haut et fort que Jean Pierre Bemba restait le seul candidat du parti à la prochaine élection présidentielle. En fait, s'extériorise ici un combat toujours latent: pour l'aile du MLC représentée par les cadres élus de l'Equateur, il ne peut être question de confier les rênes du parti à un ressortissant de l'espace kasaïen. Cette aile dure soupçonne en effet François Mwamba d'avoir des penchants pour le leader de l'UDPS, Etienne Tshisekedi. L'on sait que le secrétaire du MLC est un ancien lieutenant de Tshisekedi dont il représenta même le parti en Europe. Beaucoup d'amis du secrétaire général du MLC n'hésitent plus à lui conseiller de penser à son avenir politique. On rappelle que Bemba a à ce point veillé à ne pas accorder à François Mwamba la chance de s'imposer qu'il a préféré confier les destinées de sa plateforme « Union pour la Nation » à Clément Kanku, un allié au MLC. Au point où en sont les choses, il faut à François Mwamba beaucoup de réalisme, analysent certains, car dans son fief de Kabeya Kamwanga, François a besoin du soutien du patriarche des lieux, Etienne Tshisekedi, pour se faire élire à la députation. Voilà pourquoi, la carte MLC brouillée, on lui prête maintenant l'intention de créer sa propre formation politique qui serait en fait un satellite de l'UDPS.
Soupçons, accusations de trahison, suspicions, ainsi va la vie ces derniers temps au sein du MLC. Adam Bombole lui-même, malgré ses proclamations de fidélité répétées, est loin d'être à l'abri de la suspicion générale qui atteint lés cadres du parti. Lui, on l'accuse d'avoir des sympathies très prononcées pour le leader de l'UNC, Vital Kamerhe, à qui il chercherait à vendre son morceau du MLC, en guise de dot. Il n'est pas jusqu'au bien nommé Fidèle Babala, pourtant connu comme un inconditionnel de Bemba, qui ne se trouve pointé du doigt. Certains prédisent que lui n'attendrait que le moment propice pour rejoindre corps et biens les rangs de l'UNC de son grand ami Vital Kamerhe.
Otis Basunga
Le Climat Tempéré
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François Muamba déchu, Thomas Luhaka désigné SG : la confusion s’installe au Mlc
Kinshasa, 19/04/2011 / Politique
Entre le Mouvement de libération du Congo (MLC) et François Muamba, déchu lundi par le Collège des fon¬dateurs de ses fonctions de secrétaire général, « c’est la rupture ». Alors qu’il dénonce une « violation des statuts », son remplaçant, Thomas Luhaka, est chargé de « faire des propositions de restructuration et de relance des activités du parti ».
Le Collège des fondateurs du MLC, qui « s’est penché sur la situation de crise qui prévaut actuellement au sein du parti » au cours de sa réu¬nion du lundi 18 avril 2011 au siège du parti à Kinshasa/Gombe, a décidé que « l’honorable François Muamba est déchu de ses fonctions de secrétaire gé¬néral du parti ».
« En attendant la convo¬cation du Conseil des représentants », il a aussi décidé que « l’honorable Thomas Luhaka est désigné secrétaire général du Mouvement de libération du Congo ». En cette qualité, il est « chargé, toutes affaires cessantes, de faire au Collège des fondateurs des proposi¬tions de restructuration et des mesures susceptibles de relan¬cer les activités du parti », renseigne la Décision n°0l/CF/MLC/2011 prise « après débats et délibérations ».
Le Collège des fondateurs a dit s’être conformé « aux dispositions des articles 26 des Statuts du MLC et aux articles 25, 29, 32, 87 du Règlement intérieur et 6 du Règlement intérieur particulier du Collège des fondateurs ». Selon des sources concor¬dantes, il s’est fondé sur trois raisons pour prendre sa décision. La première porte sur la « médiatisation », par des pro¬ches du SG, du « mémo que des députés MLC ont remis au se¬crétaire général pour un débat interne ».
La seconde est liée à la première. Au lieu de convoquer les organes du parti (Collège des fondateurs, Comité exécutif, Groupe parlementaire, notam¬ment) pour ce débat interne, le secrétaire général aurait « pris publiquement fait et cause pour les auteurs du mémo » dans une interview à RFI. Enfin, le Collège des fon¬dateurs aurait noté que « cela fait deux mois que le secrétaire général ne vient plus à son bureau, à la permanence du MLC », duquel il aurait « évacué ses effets personnels ». Par con¬séquent, « le Collège considère que la confiance est ébranlée ».
A la question de savoir si l’intéressé a été invité à la réunion du Collège des fondateurs du 18 avril 2011, la réponse est qu’il « n’est pas venu ». Lui a-t-on donné l’occasion de présen¬ter ses moyens de défense ? « Il ne convoquait plus les réunions », a rétorqué la source au Potentiel. « C’est le président Jean-¬Pierre Bemba qui a mandaté le secrétaire général adjoint Tho¬mas Luhaka pour convoquer la réunion du Collège des fon¬dateurs », a encore appris le quotidien.
Thomas Luhaka, l’un des compagnons de lutte du chairman du MLC, est considéré au sein du parti comme « l’homme des situations difficiles ». Après avoir été désigné pour remplacer Olivier Kamitatu, il est resté pré¬sident de l’Assemblée nationale d’avril 2006 à janvier 2007, lors de la remise et reprise avec Vi¬tal Kamerhe.
François Muamba dénonce une « viola¬tion des textes du Mlc »
Cette réunion a été convoquée en violation des textes du MLC, parce que le secrétaire général adjoint, qui l’a convoquée, n’a pas qualité pour le faire, d’autant que le titulaire n’est pas absent de Kinshasa, a réagi lundi soir François Muamba, secrétaire général déchu dans la matinée par le Collège des fondateurs.
« Je ne suis pas seule¬ment secrétaire général du MLC, je suis aussi président intérimaire du fait de l’empê¬chement du président Jean-Pierre Bemba pour des raisons que tout le monde connaît et que nous déplorons tous. J’ai appris que, pour motiver leur réunion et leur décision, ils se seraient référés à une lettre qui aurait été signée par Jean-Pierre Bemba. Ce que je mets en doute, parce que, là out il est, il n’est pas censé intervenir dans la gestion quotidienne du parti », a-t-il déclaré dans un entretien téléphonique au Poten¬tiel.
Il a dit mettre « au défi quiconque prétendrait que cette lettre existerait réelle¬ment », estimant que « c’est une décision nulle et de nul effet ». Catégorique, il a martelé « Je ne tolérerai pas que les textes du parti soient violés. Je ne tolérerai pas non plus que les Statuts du parti soient violés. J’ai toujours fourni des efforts, en ma qualité de secré¬taire général et de président intérimaire du MLC, pour maintenir le parti à flots et en¬tretenir la flamme du MLC dans la population qui continue à croire au MLC et à en son pré¬sident national. Je ferai en sorte que nous allions ensemble - aussi bien ceux qui m’aiment que ceux qui ne m’aiment pas -aux élections prochaines où le parti alignera des candidats à tous les ni¬veaux des scrutins ».
Angelo Mobateli/Le Potentiel
Le collège des fondateurs du MLC démet François Mwamba
publié il y a 6 heures, 26 minutes, sous Actualité, La Une, Nationale, Politique.
– François Muamba, secrétaire générale du MLC, le 3/3/2011 à Kinshasa lors d’une interview au studio de la Radio Okapi.
C’est ce qui ressort de la réunion extraordinaire de cette instance tenue lundi 18 avril à Kinshasa. François Mwamba est remplacé aux fonctions de secrétaire général du MLC par le député national Thomas Luhaka. Selon le secrétaire national en charge de la communication du MLC, Germain Kambinga, le collège de fondateurs a confié au nouveau secrétaire général du parti la tâche de procéder rapidement à une restructuration du parti et de le mettre en ordre de bataille pour les échéances électorales à venir.
Germain Kambinga indique que François Mwamba est déchu mais pas exclu du MLC:
« Le collège des fondateurs du MLC, l’instance la plus élevée après le congrès, s’est réuni. Vingt membres sur trente ont statué et décidé de démettre M. François Mwamba qui a été remplacé par M. Thomas Luhaka aux fonctions de secrétaire général du MLC. »
Selon Germain Kambinga, Thomas Luhaka a reçu le mandat de restructurer le parti pour le mettre en ordre de bataille pour les échéances électorales à venir. Cependant, il n’a pas précisé les motifs de la déchéance de François Mwamba.
Seul le collège des fondateurs est habilité à prendre une telle décision, a indiqué Germain Kambinga précisant que cette instance a recueilli l’avis du président du MLC, Jean-Pierre Bemba, avant de publier sa décision.
Je reste secrétaire général et président a.i. du MLC
François Mwamba, de son côté, a rejeté cette décision du collège des fondateurs.
« Il y a eu une réunion totalement illégale convoquée par l’un des mes adjoints au secrétariat général. Etant à Kinshasa, un des mes adjoints ne peut pas convoquer une réunion aussi importante que celle des fondateurs du MLC. Par faute de qualité, cette réunion est nulle et de nul effet,» a-t-il déclaré lundi dans la soirée.
Il a indiqué qu’au regard de l’article 46 du staut du MLC, il est le président national du parti par intérim suite à l’absence de Jean-Pierre Bemba.
François Mwamba a aussi promis des mesures disciplinaires.
« Ce qui s’est fait est suffisamment grave. C’est une violation caractérisée des textes qui régissent le parti, » a-t-il indiqué.
Pour rappel, la situation qui prévaut au sein du MLC est partie du mémorandum d’un groupe des députés nationaux du parti adressé à la hiérarchie du parti.
Ces députés exigent la redynamisation des activités du parti notamment l’organisation du congrès qui doit lever les options pour la participation du MLC aux prochaines échéances électorales. Le camp qui a demis François Mwamba avait estimé que ce dernier prenait position en faveur des signataires de mémo. Et le député MLC Jean-Lucien Busa a demandé à François Mwamba de démissionner, vendredi 15 avril, au cours d’une conférence de presse tenue au siège du MLC à Kinshasa.
MLC: le député Albert Mpeti s’oppose à la déchéance de François Mwamba
publié il y a 2 heures, 48 minutes, sous Emissions, L'invité du jour.
– Le logos du MLC
Vingt membres du collège des fondateurs ont décidé, lundi 18 avril, de démettre François Mwamba de son poste de secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC). Selon eux, François Mwamba aurait pris fait et cause en faveur d’un groupe des députés nationaux du MLC auteur d’un mémorandum axé sur les échéances électorales.
Pour le député Albert Mpeti, l’un des signataires de ce mémo, ceux qui demandent la déchéance du secrétaire général du MLC n’ont aucune raison fondée.
Selon lui, François Mwamba a été non seulement fidèle mais aussi loyal pendant toute la législature. Je vous propose d’écouter le Député Albert Mpeti, secrétaire national en charge des relations avec les Partis politiques et les Associations au sein du MLC.
Cet entretien a été réalisé avant la mesure de la déchéance de François Mwamba prise lundi par le collège de s fondateurs. Du reste, une décision rejetée par l’intéressé.
Ce soir : crise au MLC, François Mwamba demis de ses fonctions de secrétaire général
publié il y a 2 heures, 26 minutes, sous Dialogue Entre Congolais.
– François Mwamba, député national et secrétaire général du MLC. Photo Réveil-FM
C’est la décision du collège des fondateurs réuni lundi 18 avril 2011 en session extraordinaire à Kinshasa.
Pour Germain Kambinga, secrétaire national à la communication de ce parti, François Mwamba n’est pas exclu du MLC, mais est remplacé par le député Thomas Luhaka à ce poste.
François Mwamba rejette cette décision et affirme qu’il reste le secrétaire général et président ad intérim du MLC en l’absence du président national Jean- Pierre Bemba Gombo. François Mwamba parle même d’une violation grave des textes qui régissent le Mouvement de libération du Congo.
Rappelons que la situation qui prévaut au sein du MLC est parti du mémorandum d’un groupe des députés adressé à leur hiérarchie, exigeant notamment l’organisation du congrès. Congrès au cours duquel ils devraient lever les options pour la participation du MLC aux prochaines élections.
• Quelle analyse faire de cette crise au sein du MLC ?
• « Révocation » de F. Mwamba La lettre mystérieuse de J.P. Bemba pose problème !
• MARDI, 19 AVRIL 2011 13:24
• Par sa décision n°01/ CF/MLC/2011 le collège des fondateurs du Mlc a pris la décision de déchoir François Mwamba du Secrétariat Général Thomas Luhaka est désigné pour le remplacer. La décision est tombée ce lundi 18 avril au terme de la session extraordinaire du collège des fondateurs du parti cher à J.P. Bemba.
Des indiscrétions signalent que pour franchir le rubicon, le collège des fondateurs s'est appuyé sur une correspondance du président national rédigée depuis La Haye.
Ainsi, raconte-t-on dans les milieux durs du MLC, Jean-Pierre Bemba en personne a donné le quitus à l'éviction de son second et désormais ancien bras droit.
Cette fameuse lettre imputée à Bemba fait beaucoup parler d'elle. Même François Mwamba en personne en a parlé informé de son existence, il ne l'a malheureusement pas encore vue. Mais, elle existerait. Et ferait force de loi dans la décision du collège des fondateurs. Pourquoi alors ne la brandit-on pas en vue de couper court à la rumeur?
Pendant que l'opinion s'interroge, un fait insolite mérite de retenir l'attention. Sur la liste des signataires du collège des fondateurs, on retrouve le nom de Jean-Pierre Bemba ostensiblement écrit. Quelqu'un a signé par p.o. à la place du président national. C'est franchement interpellateur.
Connaissant dans quel climat on évolue au Mlc, nul ne pouvait se permettre d'engager le nom du président sur un document officiel sans l'aval de celui-ci. Certes, l'excès de zèle est une réalité connue sous tous les cieux. Mais dans le cas présent, on ne voit en tout cas pas comment des zélateurs peuvent trafiquer le nom de leur leader tant que ce dernier reste encore actif et peut à tout moment contredire des collaborateurs espiègles. De La Haye où il se trouve, Bemba communique et peut, le cas échéant, faire intervenir son épouse pour remettre les pendules à l'heure.
Erreur fatale
A ce stade des événements, il ne fait l'ombre d'aucun doute que si la lettre de Bemba n'est pas trouvable, celui-ci a néanmoins donné son aval à la démarche du collège des fondateurs. Et ce faisant, Bemba a personnellement décidé de rompre avec son collaborateur. Si tel n'avait pas été le cas, face à la gravité des événements survenus au Mlc, son président national aurait déjà réagi depuis très longtemps en vue d'arrêter le démembrement du parti. Mais, il semble que si la fameuse lettre de Bemba n'est pas brandie, c'est parce qu'elle n'a aucune valeur juridique. Elle n'a juste qu'une valeur morale. En effet, dans la législation congolaise, un chef de parti aux mains de la justice n'a aucune compétence pour engager sa formation politique. Ce qui fait que d'un point de vue purement juridique, la lettre de Bemba ne saurait servir de pièce à présenter au niveau des instances compétentes à acter la révocation du secrétaire général du parti.
D'autre part et François Mwamba a tenu à le souligner pour la première fois, c'est lui qui fait office de président intérimaire du parti. A ce titre, il jouit de toutes les prérogatives jadis reconnues à Bemba. Sa révocation ne peut donc pas s'opérer de la manière que tout le monde a vu.
Le collège de fondateurs a été convoqué par quelqu'un sans mandat. En effet, le secrétaire général et président intérimaire était physiquement présent dans la capitale et n'a délégué à personne son pouvoir. Il s'ensuit tout naturellement que son éviction n'a pas de base juridique. Le ministère de l'intérieur ne saurait prendre acte de cette décision.
Si ses auteurs s'entêtent, ils auront créé une situation très fâcheuse au parti. Il y aura un Mlc juridiquement compétent et reconnu et un autre, peut-être populaire à l'Ouest, mais sans fondement juridique. Et bien pire, nous l'avons souligné hier, au caractère discutablement national, parce que monolithique. C'est décidément très mal parti pour la deuxième formation politique du pays.
Secoué par une grave crise interne MLC : la descente aux enfers
MARDI, 19 AVRIL 2011 13:08
Destitué par le collège de fondateurs qui prétend avoir l'aval de JP Bemba, François Muamba qualifie l'acte d'illégal et se considère toujours secrétaire général du MLC
Les membres du collège des fondateurs du MLC (Mouvement de la libération du Congo) ont décidé, au cours dune assemblée générale tenue hier lundi 18 avril 2011 au siège fédéral de ce parti politique, la destitution du secrétaire général François Muamba Tshishimbi pour le remplacer par son 1er adjoint Thomas Luhaka.
C'est le député Jean Lucien Bussa, secrétaire général adjoint en charge de l'idéologie et de programme du parti, qui a sollicité le départ du Sg Mwamba. Il l'a accusé d'avoir pris fait et cause en faveur d'une vingtaine, des députés du MLC signataires d'un mémorandum adressé aux instances supérieures de ce parti.
La réaction du Sg Muamba ne s'est pas fait attendre. Il réfute la décision prise à son insu par le collège des fondateurs. Cette dernière structure a été convoquée par le secrétaire général adjoint Thomas Luhaka qui, selon le Sg Muamba citant les statuts du parti, n'a pas compétence pour convoquer l'assemblée générale du parti.
Surtout que le secrétaire général faisant aussi l'intérim du président du parti Jean Pierre Bemba, est présent à Kinshasa.
Le secrétaire général du MLC s'est aussi étonné d'une rumeur faisant état d'une lettre qui émanerait du chef du parti, le président Jean Pierre Bemba actuellement en détention à la Haye par la CEI (Cour pénale internationale) confirmant sa destitution. Ce qui n'est pas vrai, a-t-il souligné. Il a encouragé plutôt les cadres du MLC et les autres membres à continuer le débat au sein du parti. Il donnera au moment opportun, en sa qualité non seulement de secrétaire général mais aussi de président ai du parti, une position officielle sur cette crise qui secoue le parti cher à Jean Pierre Bemba.
La crise au sein du MLC vient-là d'atteindre une autre dimension qui risque d'emporter ce parti sorti 2ème lors de la présidentielle 2006 à l'absence de son président. Les membres du parti sont pour le moment de plus en plus divisés. Certains observateurs parlent du clivage nord-ouest et le centre. Les jours à venir révéleront sans doute beaucoup de choses sur cette crise qui ne profite pas à ce grand parti de l'opposition.
BRAS DE FER AU MLC Bemba chasse François Muamba
Lundi, 18 Avril 2011 13:25
La bataille risque d'être âpre tant le camp du SG démis dit ne pas sentir concerné par la mesure prise par le bagnard de La Haye et promet la résistance.
C'est un big bang, De sa cellule de La Haye, Jean- Pierre Bemba Gombo, le président du MLC, a pris la terrible décision de se séparer de son secrétaire général François Muamba Tshishimbi. La nouvelle a été transmise au secrétaire général adjoint chargé de la Politique et des Stratégies, Thomas Luhaka Losendjola, celui-là même qui avait remplacé l'ancien secrétaire général et ex-speaker MLC sous la transition 1+4, Olivier Kamitatu, chassé du parti comme un pestiféré.
Luhaka a été instruit de convoquer ce lundi 18 avril 2011, une réunion du Collège des fondateurs du parti au cours de laquelle, il se chargera de communiquer aux membres l'importante communication du président national. Dans la soirée, Luhaka a fait circuler ses cartons d'invitation sans en faire parvenir un à Muamba. «Nous vous prions de prendre part à la réunion du Collège des fondateurs, qui aura lieu ce lundi, le 1 8/04/2011 à 10 heures précises au siège national du parti. Compte tenu de l'importance de l'ordre du jour -la situation du parti-, votre présence est vivement souhaitée» peut- on lire sur le carton qui porte bien la signature du député Thomas Luhaka. Mais les Romains vont s'empoigner. Et la bataille risque d'être âpre tant Muamba s'y semble paré et certains membres du Collège des fondateurs boudent la décision de Bemba. Si le SG donnait déjà l'impression de savoir ce qui l'attendait et avait déjà levé l'option de livrer une bataille interne , les fondateurs proches de lui disent ne pas se sentir concernés par cette mesure qu'ils rangent dans la catégorie délire. «Bemba est en train de disjoncter. Comment, alors qu'il lui est interdit d'exercer les activités politiques, il se permet de révoquer le secrétaire général et de désigner quelqu'un qui n'a pas qualité pur convoquer le Collège des fondateurs», interrogent-ils. Un proche de Muamba a confie que le SG ne peut même pas se rendre à une telle rencontre parce qu'il ne peut pas être convoqué par un subalterne. Tard dans la soirée, un membre du Collège des fondateurs faisant partie des signataires du mémo à la base du séisme a laissé entendre que la mesure de Bemba va leur faciliter la tâche. Le fondateur suggère même que Muamba convoque une réunion de son camp peu après celle de l'avenue du Port. Vendredi 15 mars, le secrétaire général adjoint en charge de l'Idéologie et du Programme, Jean-Lucien Busa, avait déjà fait des déclarations qui faisaient comprendre que le chairman n'allait pas tarder à rugir. Maintenant que c'est chose faite, que reste-t-il t-il encore à ce parti que de se résigner à ne devenir que l'ombre de lui-même, Selon certaines indiscrétions, outre la résistance interne, le camp Muamba se propose de saisir les instances judiciaires en vue d'être départagés et de savoir si l'acte posé par le prisonnier Bemba peut sortir des effets. Tout au long de l'instruction de l'affaire qui l'oppose au procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo et depuis le début du procès, Bemba a toujours nié avoir commandé les troupes de l'ex-ALC dépêchées à
Bangui, arguant qu'il était en Afrique du Sud, que ces dernières opéraient SOUS les ordres de feu le président Ange-Félix Patassé. Avec la révocation de Muamba, il a fini par démontrer que même loin de ses hommes, et même interdit d'activités politiques, il a les moyens de manoeuvrer et de manipuler ses hommes. En comptabilisant ainsi le nombre de tous ceux qui pourraient rejoindre la fronde et prendre faits et cause pour François Muamba, que représentera encore le MLC tant à Kinshasa que dans la partie ouest de la RD-Congo? On sait, en effet, que le parti du chairman tirait le gros de ses troupes -élus des provinces de l'Equateur, de la ville de Kinshasa, du Bas-Congo et un peu du Kasaï, en l'absence d'Etienne Tshisekedi wa Mulumba, revenu entre temps au mieux de sa forme politique. A présent que les troupes vont se disperser, avec la liberté prise par José Makila à l'Equateur, et l'éviction du groupe de François Muamba, comment le MLC pense-t-il aller aux élections face à des partis et à des cartels aussi puissants que la MP ou la machine UDPS? En attendant la bataille politique et judiciaire qui s'annonce longue, le parti de Bemba aura du mal à revenir à son niveau de 2006 où il faisait la pluie et le beau temps.
Achille Kadima Mulamba
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